Préférer l’ombre ou la lumière
- aureledefouay
- 28 sept. 2025
- 1 min de lecture
Je me livre ces jours-ci à une expérience nouvelle pour moi: un portrait en traits blancs sur du papier noir. D’instinct, je vis le jour et je dors la nuit : j’ai toujours dessiné en sculptant la lumière du jour.
L’expérience est déroutante et intéressante: pour la première fois je dois penser “à l’envers”.
Il ne s’agit plus de creuser la lumière d’une page blanche en y forant des zones d’ombre; mais au contraire de déchirer la nuit opaque d’une feuille noire en y élevant des constructions de lumière. La logique est différente et mes vieux réflexes “noir sur blanc” ont du mal à rester cois. L’oeil doit voir en convexe et non plus en concave.
Mais au-delà de l’oeil il y a aussi la main: autant il me semble naturel de poser, de pousser sur la feuille avec un crayon noir pour y creuser des zones d’ombres, autant la main poussant sur un crayon blanc pour faire ressortir la lumière m’est contre-intuitif.
C’est à-eu-près le même sentiment d’étrangeté qui vous saisit quand vous découvrez pour la première fois un tiroir ou une trappe à essence qu’il faut pousser pour ouvrir…
Voici ce premier vrai portrait fait en blanc sur noir. J’y suis plus satisfait des leçons apprises que des traits portés.
Comme vous le voyez, il y a encore des mystères à résoudre. Voici par exemple une question que je pose (si quelqu’un à une réponse… je prends!): comment faire des cheveux noirs et des cils noirs sur un papier noir avec un stylo blanc?...





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