Au match aller, plus guerrier charrúa que jamais, j’avais inscrit le quatrième but parisien. J’étais tellement heureux, on aurait cru me voir pleurer. Un guerrier qui pleure. C’était mon trentième anniversaire. Cela scellait une soirée parfaite pour le PSG.
Au match retour je fus parfois le seul à continuer la lutte, avec mes erreurs, mes gueulantes vers l’arbitre (qui m’a gratifié d’un carton jaune assez injuste) et avec mes exploits : je reprends un centre qui s’écrase sur les poteaux d’espagnols bien chanceux… et puis surtout je claque une demi-volée dans la lucarne adverse. But du PSG ! Moi, l’athlète pour le Christ, je suis en pleine transfiguration : je cours en planant, je montre mes dents, je hurle enfin comme un ébouillanté. D‘où ce dessin. Pendant de longues minutes après la fête qu’ils me font, les parisiens nous nous croiront sauvés par ce coussin magique, mon but qui compte double.
Dans les dernières secondes du match, alors que Paris est encore qualifié, c’est moi qui ferai la dernière faute parisienne, en laissant mes crampons faire un méchant massage sur la cheville du gardien catalan sorti loin de ses cages en mission de la dernière chance.
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199,00 €Prix
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